MANIFESTATION DEVANT LA PREFECTURE ET REMISE DES CARTES D’ELECTEURS AU PREFET

Communiqué de presse

Jeudi 10 décembre 2015

L’association CHAPOLY a encore une fois interpelé hier les préfets DELPUECH et INGLEBERT, au travers d’une manifestation organisée ce jour à proximité de la Préfecture.

« Cette manifestation n’a pu avoir lieu que sous certaines conditions restrictives, notamment le lieu et le nombre de participants. Nous souhaitions tout de même accompagner le maire et les adjoints de notre commune, dans le renvoi d’un grand nombre de cartes d’électeurs. Cet acte symbolique est destiné à condamner le déni de démocratie imposé par la Préfecture. » indique Michel Dupoizat, Président de l’association.

Le projet de village de 80 Roms invariablement maintenu sur notre commune, sans concertation et sans information en dépit de toutes les actions et de toutes les alertes, exaspère profondément un très grand nombre de Saint Genois. Si à cela nous ajoutons le fait que les Préfets DELPUECH et INGLEBERT ignorent sciemment la loi en continuant les travaux malgré la demande légitime du Maire de les suspendre, confirmé par un arrêté et un procès-verbal envoyé au Procureur de la République, il est légitime de s’interroger sur les fondements mêmes de notre démocratie.

Le passage en force de la Préfecture est insupportable et n’est certainement pas de nature à apaiser les tensions. L’objectif de la Préfecture semble de faire aboutir les travaux, fusse-t-il en ignorant la loi, avant l’audience du 18 décembre.

«L’association Chapoly est très sensible à la situation des populations Rom de la Métropole pour autant nous restons persuadés que le projet des préfets DELPUECH et INGLEBERT présente de nombreux risques qui ne permettent pas de garantir un minimum de réussite» S’insurge le président de l’association.

Nous restons persuadés que la justice tranchera et mettra en exergue les manquements aux lois de la république de nos deux préfets, lors de l’audience au tribunal administratif, même s’il nous paraît incroyable que malgré une suspension, les travaux continuent et détruisent de manière irrémédiable une zone naturelle.